Chut ... Calme-toi, respire ...Chut ... Ecoute ...Toi qui avais tout donné,
Croyant à la puissance de la sincérité,
Tu étais naturelle, spontanée,
Tu es aujourd'hui dépouillée.
Tu lui as tendu ton c½ur,
Tu as osé partager ton corps,
Puis dans un train tu l'as vu s'éloigner.
Mais même là tu n'avais pas compris,
Aveuglée par l'amour et ses folies.
Avec comme seule force l'innocence
Tu as usé jusqu'à la dernière goutte de ta patience.
La tête te tournait jusqu'à l'ivresse ...
Les étoiles petit à petit perdaient ta confiance ...
Puis, tu es passée de l'éternelle amoureuse
À celle qui hait l'espoir et ses illusions fabuleuses ...
Ah ! Finies les histoires miraculeuses !
Il te faut réapprendre les bases.
Et cela commence
Par une simple méfiance.
La réalité t'a giflée,
Et comme le vent, a raflé
Toutes les miettes
De ton c½ur gonflé
D'avoir trop pleuré sur sa route ?
Chut ... Calme-toi, respire ...Chut ... Ecoute :
Pars avec l'utile prétention
Qu'il n'adviendra rien de toi.
Pars avec l'ultime automutilation
Que jamais dans des draps de soie
Tu ne te reposeras ;
Que jamais un papillon
Sur ta branche déserte
Délicatement se posera,
Et qu'aucune solution
Ne t'aidera, toi l'âme en perte.
Tu me trouves trop dure, brutale,
Je me fiche ! Descends de ton pétale
De rose fanée ! Et ne rechigne !
Tel est le prix à payer pour ceux qui se résignent ...
Arrête d'espérer,
Et tu pourras alors respirer ...
Mets à terre
Ce qui te sert
D'enfer : l'Espoir ...
Arrache-lui ses ongles acérés,
Crève ses yeux hypocrites de douceur ...
Il faut que tu l'emprisonnes
Dans un endroit où il ne pourra que mourir
Si tu ne veux qu'il ne t'empoisonne ...
Il m'a déjà tout pris, tout cassé
Alors sache qu'il n'en sera pas pour toi de même
Je ne te connais, et peut-être que je ne t'aime,
Mais je compatis à ta souffrance.
Alors dans ce profond silence
Que t'inflige ton sinistre c½ur,
Prépare ta survie, ta vengeance ...
Pars, pars avec mes tristes et rageurs conseils
Qui peut-être aujourd'hui t'indiffèrent,
Mais qui te serviront de protecteur et noir soleil
Quand la réalité t'aura giflée,
Et comme le vent, aura raflé
Toutes les miettes
De ton c½ur gonflé
D'avoir trop pleuré sur sa route ...
Allez oublie Roméo ma belle Juliette,
Chut ... Calme-toi, respire ...Chut ... Ecoute ...
comment vous vous sentez cette poeme? repondez des comm's svp et merci a vous
jai sentis : Ailes, Fuite, Grandir, Voler